Chronique Institutionnelle
Pourquoi le modèle associatif Loi 1901 est le garant de la diversité artistique
Tribune signée par Jean-Marc Vallier, Président de LRS Languedoc Roussillon Spectacles.
La logique marchande impose ses critères de rentabilité immédiate, de formats standardisés et de têtes d'affiche attractives pour rentabiliser des investissements lourds. Le spectacle vivant associatif, quant à lui, repose sur une tout autre grammaire : celle de l'utilité publique, de la curiosité esthétique et de l'expérimentation collective.
En mutualisant les équipements techniques indispensables au sein d'une structure régie par la loi 1901, nous retirons le matériel de la sphère spéculative. Un projecteur amorti grâce à des subventions publiques et entretenu par des bénévoles passionnés devient un bien commun inaliénable. Il ne sert pas à générer une marge bénéficiaire ; il sert à éclairer une parole poétique, à sublimer une chorégraphie d'amateurs ou à éveiller l'esprit critique d'une classe d'école primaire.
Cette démarche exige une rigueur gestionnaire absolue. Chaque euro collecté par voie de cotisation ou de concours public doit pouvoir être justifié ligne à ligne. C'est le prix de notre indépendance politique et esthétique, et la condition sine qua non de la confiance que nous accordent les collectivités territoriales et nos partenaires régionaux.
Toutes les cotisations et contributions sont intégralement réinvesties dans les missions d'intérêt général de l'association.